Kimchi facile

Il y a quelques semaines, j’ai indiqué dans ma newsletter (inscrivez-vous, elle est gratuite !) que j’avais préparé du kimchi, et je vous ai demandé si ça vous disait que je vous en reparle. La réponse étant un oui sans équivoque, je vous livre aujourd’hui ma formule pour réaliser un kimchi facile.

Je suis depuis longtemps fascinée par tout ce qui est fermenté. Du pain au levain aux pickles, du yaourt au kvass, du fromage au kombucha, du kéfir aux citrons confits… Je trouve ex-tra-or-di-naire que des microorganismes se mettent au travail telle une armée miniature pour transformer les aliments, améliorer leur saveur, prolonger leur durée de conservation, et booster leurs qualités nutritionnelles.

La fermentation transforme les aliments, améliore leur saveur, prolonge leur durée de conservation, et booste leurs qualités nutritionnelles.

Je suis tout aussi impressionnée par l’ingéniosité de ces préparations souvent ancestrales. Comment les humains ont-ils réussi à découvrir et à maîtriser le processus de fermentation, alors même qu’ils ignoraient jusqu’à l’existence des microorganismes* ? (Et combien sont morts d’intoxication alimentaire au nom de l’expérimentation ? Il faudrait un monument à leur mémoire, non ?)

Et comme je m’intéresse grandement au microbiote et aux effets bénéfiques des aliments probiotiques sur la santé, je suis toujours ravie d’entreprendre de nouveaux projets fermentés qui ne retourneront pas ma cuisine, comme ce kimchi maison.

Faire son propre kimchi ? Facile !

Parfois décrit comme le cousin de notre choucroute nationale, le kimchi est une préparation de légumes fermentés et épicés indissociable de la cuisine coréenne : le Coréen moyen en consommerait 250 grammes par jour**. Il y a des centaines de recettes différentes, mais les plus emblématiques sont à base de chou chinois, de radis blanc et/ou de concombre.

Et pour le fabriquer, c’est d’une grande simplicité : vous composerez un mélange de légumes bio selon la formule générale décrite ci-dessous, en ajoutant tout autre autre légume que vous auriez besoin d’utiliser.

Vous émincerez le tout finement (à la main ou au robot), vous salerez, et vous ajouterez de l’ail, du gingembre, de la sauce de poisson (ou de la sauce de soja pour les végétariens), un peu de sucre et du piment en poudre, pour un résultat plus ou moins épicé.

Le kimchi donne de l’acide et du croquant, et un sentiment de fierté irremplaçable d’avoir préparé soi-même cet aliment étonnant.

Une fois réparti dans des bocaux, le mélange sera mis à fermenter à température ambiante pendant au moins 5 jours, idéalement 3 semaines. Vous pourrez alors ouvrir fièrement un des pots et goûter ce condiment de votre cru, acidulé et délicieusement corsé.

Kimchi maison : comment le manger ?

La première utilisation, et sans doute la plus évidente, c’est de manger son kimchi avec des plats coréens, ou des saveurs asiatiques en général. Vous seriez bien content de l’avoir sous la main si vous aviez envie de faire votre propre bibimbap par exemple (j’aime particulièrement cette recette, faite avec l’Inspiralizer), ou des crêpes coréennes, un sushi bowl, ou tout autre plat de nouilles (encore plus d’idées sur mon tableau d’inspirations asiatiques sur Pinterest).

Au-delà de ça, j’aime mettre du kimchi sur les viandes grillées, ou le manger avec des œufs (durs, brouillés ou au plat). J’en mets dans le riz sauté et les poêlées de légumes, j’en mélange dans mes grandes salades et mes bols de racines rôties, et j’en glisse dans mes sandwiches à l’avocat et/ou au fromage***.

Le kimchi maison, ça réhausse toutes les saveurs, ça donne de l’acide et du croquant, et un sentiment de fierté irremplaçable d’avoir préparé soi-même cet aliment étonnant. Et avouez que comme cadeau gourmand, ce serait sacrément original, non ?

Et vous ?

Partagez-vous ma passion pour les aliments fermentés ? Avez-vous déjà goûté le kimchi, et comment aimez-vous le manger ? Avez-vous envie d’essayer d’en faire à la maison ?

* C’est fou de penser que cette découverte n’a eu lieu qu’à la fin du 17ème siècle.

** Source : le passionnant Ni Cru Ni Cuit de Marie-Claire Frédéric, un livre sur l’histoire et la signification culturelle des aliments fermentés.

*** Gardez à l’esprit que le kimchi est assez salé, donc ajustez en conséquence l’assaisonnement global de votre plat. Mais ne soyez surtout pas tenté de réduire la teneur en sel du kimchi, c’est ce qui assure un processus de fermentation sans danger.

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12 Livres de cuisine à offrir

Ding ding ding ! Il est Noël moins vingt et un, et c’est l’heure de réfléchir aux cadeaux ! Pour les parfums et les dinosaures en peluche vous n’avez pas besoin de moi, mais si vous avez envie d’offrir des livres de cuisine, je peux vous aiguiller : mes différentes activités me permettent d’en voir passer un certain nombre au fil de l’année, et voici ceux qui m’ont le plus plu en 2015. (J’ai aussi glissé le mien dans la sélection ; les observateurs attentifs sauront le retrouver.)

12 Livres de cuisine à offrir

Nature volume 2, de Christophe Saintagne, Alain Ducasse et Paule Neyrat. Après le succès planétaire du volume 1, et les petits cousins (notamment le Nature Bébés qui est très bien fait), le même trio d’auteurs revient avec une collection de recettes simples, saines et bonnes.

Parmi les recettes qui me font du pied : le chou-fleur rôti tandoori et citron, la pâte brisée au charbon végétal et la rhubarbe en croûte de sucre.

Veggivore, de Clotilde Dusoulier (c’est moi !). Ce serait faillir à mon devoir d’auteur que de ne pas glisser dans cette sélection mon propre opus ! Il s’agit d’un recueil de 85 recettes originales et colorées qui chante le bonheur de cuisiner les légumes au rythme des saisons, avec plein d’astuces et de bonnes idées pour se régaler au quotidien.

Parmi les recettes dont je suis particulièrement fière : les bastelles corses au potimarron, les pascadous aux herbes et le fondant poire-châtaigne.

Recettes pour mes enfants, de Bruno Verjus. Tête chercheuse gastronomique et chef du restaurant parisien Table, Bruno Verjus livre ici ses recettes kid-friendly, « à faire par les grands et à dévorer par les petits ». Grands classiques ou inspirations voyageuses, c’est joliment écrit (« Alors le goût miellé de la céréale éclate », « Faire cuire à feu chantant », « Acquérir votre pain auprès d’un vrai boulanger »), joliment illustré, et pour chaque recette on a des instructions de « mise en scène » pour créer une jolie assiette.

Parmi les recettes à tester en priorité : les aubergines club, le poisson au fruit de la passion, et les tartines en noir et blanc.

Simplissime, de Jean-François Mallet. Ce « livre de cuisine le + facile du monde » est un épais recueil de recettes minimalistes présentées d’une façon ultra lisible, avec les photos des ingrédients à gauche (entre trois et six par recette) et le produit fini en pleine page à droite. Accessible et décomplexant pour les débutants, mais relaxant aussi pour ceux d’entre nous qui sont certes plus expérimentés, mais ont parfois besoin de revenir à l’essentiel.

Recettes déjà testées et approuvées : le navarin aux légumes, le porc au caramel, et le poulet aux noix de cajou.

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Le Meilleur de novembre

On ne peut pas dire que novembre ait été un bon mois. Sauf que je suis vivante et en bonne santé, et ma famille et mes amis aussi. Je ne vois pas bien quoi demander de plus, et j’espère sincèrement que c’est aussi le cas pour vous qui me lisez.

L’une des choses les plus étranges quand survient un drame de cette magnitude, c’est que la vie continue.

Alors même qu’on pense aux victimes et à ceux qui les aimaient, on recommence à sortir, à manger au restaurant, à jouer au parc avec les enfants, à prendre le métro, à aller au cinéma, à boire des verres avec des amis. C’est faire drôlement confiance à la vie que d’espérer simplement ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment, alors même qu’on ne mérite pas cette chance particulièrement plus que n’importe quel autre Parisien.

Mais c’est sans nul doute la seule réponse possible : #jenaipaspeur.

Et donc pour ne pas céder aux assauts de la terreur, voici quelques détails heureux de mon mois de novembre. Et comme c’est aujourd’hui Thanksgiving aux Etats-Unis, je souhaite à ceux qui le fêtent une journée chaleureuse et un festin merveilleux.

Des choses bonnes à manger

Novembre 2015

• J’ai fait un repas délicieux au Potager de Charlotte, un nouveau restaurant végétalien qui a ouvert rue Condorcet, dans le 9ème arrondissement. Ces aubergines à la bolognaise de graines de tournesol étaient vraiment divines, et c’est un plaisir de découvrir une cuisine de restaurant vegan, délicate et élaborée. Vous pouvez visionner la « story » Snapchat que j’en ai tiré.

• Je fais en ce moment des recherches pour un article sur les meilleurs croissants parisiens — trop dure, ma vie ! — et j’ai donc eu l’occasion d’en goûter un certain nombre. Celui de Gontran Cherrier se place très haut sur ma liste.

• J’ai déjeuné au Tricycle, un micro-resto de la rue de Paradis (10ème arrondissement) qui se réclame de la cuisine ital et fait des hot dogs vegan particulièrement satisfaisants. En photo, le hot dog au guacamole et un bol de mafé de légumes.

• Grâce à une commande groupée avec quelques amateurs, je me suis procuré l’excellent chocolat Porcelana bio du fabriquant hollandais Original Beans, et j’en ai fait une mousse au chocolat sans oeufs, grâce à l’étonnante découverte de Joël Roessel sur les propriétés du jus de pois chiche. Comme vous voyez, il n’en reste déjà plus, mais je vous en reparle très vite sur C&Z.

Retrouvez-moi sur Instagram pour suivre au quotidien mes aventures culinaires et parisiennes !

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Cours de cuisine en ligne de l’Atelier des chefs : 50 Abonnements à gagner !

Mon intervention à l'Atelier des Chefs : préparation du Parmentier de brocoli de Veggivore !

{Les instructions pour participer au concours sont au bas du billet !}

Ceux d’entre vous qui me suivent sur les réseaux sociaux* le savent déjà : j’ai récemment donné un cours de cuisine en live sur le site i-Chef, la plateforme de cours en ligne de l’Atelier des Chefs, qui a pour vocation de vous apprendre (vraiment) à cuisiner avec des cours bien construits et donnés par des pros.

En compagnie de Cathleen Clarity, qui anime avec talent et passion les ateliers quotidiens pour les abonnés du site, j’ai cuisiné le parmentier de brocoli vegan de mon livre Veggivore.

Le cours est disponible en replay, mais il faut être inscrit sur le site pour le visionner.

Vous pouvez donc vous inscrire et bénéficier du premier mois d’essai gratuit, mais Cathleen m’a aussi proposé de faire gagner cinquante abonnements de six mois gratuits (vous avez bien lu, 50 !!) pour une valeur de 54,90€ chaque. (Entre ça et le concours Earlywood qui se termine ce soir, c’est un peu Noël par ici !)

Découpe des brocolis pour le Parmentier de brocoli de Veggivore.

Découpe des brocolis pour le Parmentier de brocoli de Veggivore.

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Gnocchi de spéculoos

J’adore les spéculoos, ces biscuits aux épices croquants qui font la fierté de la Belgique.

On en fait une pâte à tartiner très populaire et très décadente — imaginez un Nutella version spéculoos, clairement irrésistible mais pas le truc le plus recommandable sur le plan nutritionnel — et j’ai eu pour ma part envie de les transformer en gnocchi sucrés.

J’adore l’idée de prêter la saveur unique du spéculoos à des petites bouchées tendres et dodues, et j’aime aussi le mariage nord-sud du biscuit belge et de la spécialité italienne qui se tombent dans les bras l’un de l’autre au fond du bol.

Spéculoos

Vous verrez aussi que c’est une recette très amusante à faire : on commence par réduire les spéculoos en miettes avec un rouleau à pâtisserie (un excellent anti-stress !), on forme des petits bouchons de pâte à la poche à douille, et une fois pochés on fait dorer les gnocchi à la poêle dans un peu de beurre.

Vous pouvez tout à fait préparer la pâte la veille, mais il est préférable de pocher et saisir les gnocchi juste avant de servir. Les gnocchi de spéculoos se dégustent tièdes, avec une cuillerée de crème fraîche qui fond lentement, et une petite pluie de cannelle fraîchement râpée.

Gnocchi de spéculoos

C’est une recette tellement chouette que mon amie et pétillante vidéo-journaliste Katie Quinn m’a proposé qu’on la tourne ensemble. On s’est bien amusées, et vous pouvez voir le résultat sur sa chaîne YouTube. La vidéo a aussi été diffusée sur FWx, la chaîne lifestyle de Food & Wine pour la génération Y.

PS: Oh, et ne ratez pas ma recette spéculoos au sarrasin, un délice à n’importe quelle période de l’année, mais particulièrement appropriée au moment des fêtes !

[sc:cinnamon_note]

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