Mes Astuces pour un pique-nique qui change

Mes astuces pour un pique-nique qui change

Si vous êtes comme moi, vous adorez l’idée du pique-nique, mais en pratique quand quelqu’un lance l’idée un vendredi soir dans un bel élan de spontanéité et un sens lumineux des possibles, votre Schtroumpf grognon intérieur se réveille (“mof, c’est beaucoup d’organisation et j’ai pas d’idée et qui va faire les courses et on mange toujours la même chose et les enfants vont se bourrer de chips et on est mal assis par terre quand même”).

Donc pour vous, pour moi, pour nous, voici les quelques idées que je brandis devant le nez de mon Schtroumpf grognon (qu’il a d’ailleurs fort joli, ah non, ça c’est Cléopatre), pour me rappeler que si, si, on peut faire coloré et chouette et facile pour nos pique-niques cet été !

Parce que voilà : on rêve tous de paresser au lit le dimanche matin avant de se rendre à un pique-nique tout droit sorti de Pinterest. Mais la dure vérité, vous la connaissez : sans un minimum de préparation, tout ça va se finir en salade de riz, maïs en boîte, rouleau de papier absorbant et soda tiède. (Mais peut-être que votre salade de riz est très bonne, je ne l’ai pas goûtée.)

Non, ce qu’on veut, c’est du frais, du gai, et un peu d’originalité.

Astuces pour les pique-niques : Idées de recettes

Donc cet été, pour changer un peu du jambon-beurre – certes très bon – on peut faire dans le banh mi, ce sandwich star de la cuisine de rue vietnamienne. Une baguette qui n’a pas trop de mie, de la viande ou du tofu mariné et grillé, des carottes râpées et du concombre assaisonnés à la sauce magique, du piment, un peu de mayonnaise et beaucoup de coriandre : c’est une approximation acceptable et un délice.

Et si on trouve que les sandwichs, c’est drôlement bon, mais ça fait quand même beaucoup de pain, on peut se faire des rouleaux frétillants de fraîcheur en garnissant de crudités des feuilles de riz (façon rouleau de printemps) ou des feuilles d’algue nori grillée (façon maki, comme ces rouleaux de nori, avocat et concombre qui sont une de mes recettes les plus plébiscitées sur Pinterest justement ! La vie est bien faite.).

Autre option : donner dans le smørrebrød, la tartine danoise. Au lieu de faire des sandwiches pour tout le monde, on prévoit du pain noir tranché et une variété d’ingrédients simples : du beurre, des rondelles de concombre, des oeufs durs en lamelles, du gouda en tranches minces, du hareng mariné, du roast beef en tranches très fines, des oignons nouveaux émincés, des herbes fraîches… On dispose le tout sur la table de pique-nique ou au milieu de la nappe étalée dans la clairière, et chacun fait à son goût.

Quant aux salades, qu’il est toujours un peu hasardeux de manger sur ses genoux, avec la vinaigrette qui dégouline quand la discussion s’anime, j’aime les composer et les servir en bocaux (j’utilise les pots de yaourt en verre de ma yaourtière, en fait j’en ai un set de rechange), avec un joli effet de couches successives en bonus. On dispose ainsi les différents éléments – un peu de céréales et/ou de légumineuses dans le fond, des légumes cuits, des légumes crus, du fondant (tofu, fromage), du croquant (noisettes grillées, graines germées), et on verse une sauce par dessus : il suffira de secouer au dernier moment pour bien tout imprégner.

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Pissaladière

Pissaladière

Photos de Céline de Cérou.

La pissaladière est une spécialité de Nice : c’est une tarte fine à l’oignon garnie d’olives noires et d’anchois, cuite sur une pâte à pain assez fine.

Savez-vous d’où vient le nom de cette tarte ? Ça vient de pissalat, un condiment provençal aux racines lointaines à base de purée d’anchois, de clous de girofle, de thym et de feuilles de laurier, qu’à l’origine on étalait sur la pâte avant cuisson. Il me semble que c’est assez rare de nos jours de préparer ce condiment ; les pissaladières contemporaines sont plus souvent couronnées d’anchois en filets, comme je vous le présente ici.

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Batch cooking végétarien pour l’été

Batch cooking végétarien pour l'été

En plus de planifier mes repas, je pratique de plus en plus le batch cooking, qu’on pourrait traduire par « cuisine en série ».

Le principe du batch cooking, c’est de prendre un moment dans la semaine pour préparer et cuisiner en avance un certain nombre d’ingrédients, qu’on pourra utiliser et combiner pour des repas faits maison sans effort le reste de la semaine.

C’est le meilleur moyen de se sentir comme un superhéros de la cuisine, et économiser de l’argent et du jus de cerveau dans le même temps. En d’autres termes, allègement de la charge mentale, mes ami(e)s !

Et aujourd’hui, je vous offre une proposition de batch cooking végétarien pour l’été, que j’ai créée et testée pour vous : 1 heure de préparation en amont pour 6 repas faciles les jours suivants.

  • Repas n°1 : Bol de ratatouille et riz — le plaisir simple d’une ratatouille de saison, fraîchement rôtie, servie sur un lit de riz.
  • Repas n°2 : Salade aux poivrons et pois chiches — des pois chiches sautés avec des poivrons et des oignons, servis sur de la salade, arrosés d’un filet de sauce tahini.
  • Repas n°3 : Wraps de ratatouille aux oeufs et tahini — inspirés du divin sandwich de chez Miznon à Paris !
  • Repas n°4 : Pâtes au courgettes, olives et amandes — une recette très rapide, juste le temps de cuisson des pâtes.
  • Repas n°5 : Patates douces rôties, olives et amandes — la garniture olive et amande donne beaucoup de relief aux patates douces.
  • Repas n°6 : Salade à tout, avocats et oeufs — les petits restes des jours précédents accommodés en une délicieuse salade, pour des repas zéro gâchis !

Vous trouverez ci-dessous :
– Une liste de courses (dont vous pourrez recevoir une version imprimable) — tout est disponible en magasin bio ou en supermarché (dans mon magasin bio parisien, j’en ai pour une trentaine d’euros),
– Vos instructions pour la préparation en amont — comptez environ 1h de temps actif, 1h30 au total,
– Vos instructions pour chacun des six repas — pour chacun, le temps actif varie de 5 à 15 minutes, le temps total de 10 à 30 minutes,
– Des suggestions de variations pour adapter la formule à différents régimes alimentaires.

Si vous débutez en batch cooking, c’est une bonne façon de goûter aux délices de cette pratique. Si c’est déjà comme ça que vous fonctionnez, j’espère que vous y trouverez de bonnes idées pour varier les plaisirs. Et partagez avec nous vos meilleures astuces !

Si ce billet vous plaît, je pourrai vous proposer une nouvelle formule de batch cooking au début de chaque saison, adaptée aux produits disponibles ; vous me direz ce que vous en pensez.

Je vous recommande en passant ces contenants Duralex en verre (j’en ai deux sets, ils s’emboîtent bien et prennent peu de place) et ce minuteur duo qui permet de paralléliser les préparations !

Et voici, sans plus tarder votre Batch cooking végétarien pour l’été.

Batch cooking végétarien pour l'été

A l’issue de l’étape de préparation, vous aurez ça.

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Clafoutis aux cerises et farine de châtaigne

J’ai assisté au festival Omnivore à Paris la semaine dernière, un événement de trois jours pendant lequel des chefs inspirés montent sur scène pour faire des démos et parler de leur cuisine, et plusieurs d’entre eux ont exprimé un sentiment que je partage : la période que nous traversons en ce moment est la plus difficile de l’année pour qui aime cuisiner végétal et de saison.

L’hiver est derrière nous, et on a eu notre compte de légumes racine, mais le printemps n’est pas tout à fait là, et les merveilles qu’il promet sont encore en instance de livraison. On se retrouve donc dans une sorte de purgatoire de non-saison, à devoir composer avec ce qu’il reste des mois d’hiver — et honnêtement, il ne reste pas grand-chose — en rêvant de fraises et de petits pois.

Et l’autre jour, ce purgatoire de non-saison a provoqué en moi une irrépressible envie de clafoutis aux cerises.

C’est particulièrement difficile pour les fruits. Les pommes et les poires n’ont qu’un lointain souvenir de l’arbre qui les a vues naître, et les agrumes sont une pâle version d’eux-mêmes — beaucoup de peau et pas beaucoup de goût — donc il reste les fruits exotiques et les fruits surgelés.

Et l’autre jour, cette situation a provoqué en moi une irrépressible envie de clafoutis aux cerises, et plus exactement de ce clafoutis aux cerises, que j’ai consigné dans mon carnet de recettes à essayer il y a sept ans, lors de sa première publication. J’avais l’intention de le faire avec les griottes surgelées qu’on trouve aisément vous savez où.

C’est une recette qui n’est pas tout à fait orthodoxe dans la mesure où les blancs d’oeuf sont battus en neige pour obtenir un clafoutis moelleux, plutôt que le côté flan qui est la texture plus classique. C’est délicieux.

Au lieu d’utiliser de la farine de blé, j’ai choisi de faire mon clafoutis avec la farine de châtaigne que j’ai rapportée de Corse. J’avais l’intuition que ça irait bien avec la saveur des cerises, un peu comme la noisette flatte la cerise dans ce cake ; mon intuition ne m’a pas trompée.

En ce qui concerne les noyaux, c’est à vous de décider si vous les laissez ou pas : traditionnellement, on ne dénoyaute pas les cerises pour un clafoutis — la légende raconte que ça donne un petit parfum d’amande — mais devoir se dépatouiller des noyaux à chaque bouchée peut gâcher le plaisir de certains, et si vous espérez en faire manger à de jeunes enfants, il faut les enlever sans tergiverser. (Les griottes surgelées que j’ai utilisées étaient dénoyautées, donc pas d’hésitation.)

Participez à la conversation !

Vous aussi, vous trouvez ça dur cette période de transition entre l’hiver et le printemps ? Comment vous vous en sortez ? Et pour le clafoutis, vous avez une recette fétiche ?

Clafoutis aux cerises et farine de châtaigne

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Pot-au-feu de printemps

Pot-au-feu de printemps

On ne peut pas dire que notre printemps soit exemplaire, au vu des températures glaciales et des jours de pluie dont il nous gratifie. Et dans un pays qui adore (qui a-dore !) se plaindre du temps, on atteint des records de jérémiades.

En général, j’évite soigneusement ce genre de discussions — quoi de moins constructif que de s’apesantir sur un sujet auquel personne ne peut rien ? — ou alors je dis oui oui en pensant à autre chose si vraiment il faut que je participe. Mais là, même moi je suis bien obligée de reconnaître que ce mois de mai ressemble à s’y méprendre à un mois de novembre.

Ce qui est chouette avec le pot-au-feu, c’est qu’on peut le proposer en deux services : d’abord le bouillon, avec des herbes fraîches et du pain frais, puis la viande et les légumes, avec encore un peu de bouillon, de la moutarde forte et des petits cornichons.

Et pour essayer d’harmoniser le temps qu’il fait avec le temps qu’il devrait faire, j’ai décidé de faire un pot-au-feu de printemps. Il allierait le réconfort du grand classique hivernal avec la fraîcheur des premiers légumes nouveaux, ceux-là même qui ont courageusement réussi à pousser en dépit des conditions météorologiques déplorables : petites carottes, mini-fenouils, petits pois et pommes de terre nouvelles.

Pour un pot-au-feu vraiment réussi, il faut faire cuire la viande loooooongtemps — quatre heures, c’est juste bien — et il faut le préparer la veille : ça laisse aux saveurs le temps de se développer, et donne l’opportunité de dégraisser le bouillon, ce qui donne un plat plus digeste et plus fin.

Dans le pot-au-feu classique, on met le plus souvent des poireaux, des carottes, des navets, du céleri-rave, des pommes de terre, et parfois du chou, et on les ajoute à la viande en train de cuire jusqu’à ce qu’ils deviennent très tendres. Dans ma version, comme les légumes que je voulais utiliser allaient cuire vite, j’ai commencé par faire cuire la viande avec les parures de légumes que je garde au congélateur — verts de poireaux et autres tiges de fenouil — afin de produire un bouillon savoureux dans lequel cuire mes petits légumes de printemps à la dernière minute.

Une des plus chouettes particularités du pot-au-feu, c’est qu’on peut le proposer en deux services : d’abord le bouillon, avec des herbes fraîches et du pain frais, puis la viande et les légumes, avec encore un peu de bouillon, de la moutarde forte et des petits cornichons*.

En principe, le pot-au-feu est plutôt un plat que je ferais pour des invités, mais cette fois-ci j’ai décidé de le préparer juste pour nous, avec de la bonne viande fermière achetée via Ruche qui dit oui!. On en a tiré trois divins dîners pendant une semaine particulièrement chargée, où nous étions bien contents d’avoir nos repas du soir prêts en un clin d’oeil. (Et je précise pour ceux d’entre vous qui auraient de jeunes enfants à nourrir que mon fils d’un an a a-do-ré. Nous l’avions rarement vu manger avec autant d’enthousiasme.)

* On peut même insérer un service supplémentaire en cuisant des os à moelle (un tronçon par personne) dans le bouillon pendant 30 minutes, et en les servant avec du pain grillé, après le bouillon et avant la viande, saupoudrés de fleur de sel et de poivre du moulin. On peut aussi cuire les os à moelle 25 à 30 minutes au four à 200°C.

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