Dacquoise à la framboise

Tout a commencé l’été dernier, lorsque nous avons goûté chez des amis un certain dessert surgelé qui consistait en une mousse légère à la vanille garnie de framboises et prise en sandwich entre deux fines couches de biscuit aux amandes, croustillant et moelleux à la fois. Tout le monde a aimé et je me suis dit, tiens, je crois que je saurais faire un truc comme ça.

Voyez-vous, il y a plusieurs années, lors d’une vente Demarle organisée chez mon amie Pascale, j’ai fait l’acquisition d’une plaque en silicone à rebords et d’un cadre rectangulaire en inox, qui forment ensemble le kit idéal pour faire ce genre d’entremets.

C’était un peu rock ‘n roll de tenter ça le jour de Noël, mais j’ai une famille très indulgente.

Si vous me demandez combien de fois je me suis servie de ce kit en quatre ans et demi, c’est bien embarrassée que je serai obligée de vous répondre : exactement zéro. C’est difficile d’expliquer pourquoi — dites-moi que je ne suis pas la seule à qui ça arrive — mais j’ai toujours été persuadée que je finirais un jour par m’en servir.

Et ce jour est venu quand ma mère et moi discutions du menu du déjeuner de Noël et que j’ai proposé d’apporter le dessert : j’ai tout de suite pensé à une version maison de l’entremets aux framboises sus-cité. Dans la mesure où je n’avais jamais rien fait de tel et que mon four est une forte tête, c’était peut-être un peu rock ‘n roll de tenter ça le jour de Noël, mais j’ai une famille très indulgente, et je savais que si les choses tournaient au désastre, je n’en entendrais pas parler pendant plus de sept ou huit ans.

Après recherche et réflexion, j’ai pensé que le plus facile serait de partir sur une base de biscuit dacquoise, cette préparation classique d’oeufs en neige et de poudre de noisettes et/ou d’amandes, souvent utilisée pour les entremets. La mousse serait composée de deux tiers de fromage blanc, modérément sucré, pour un tiers de crème fouettée. Quant aux framboises, décembre oblige, elles seraient surgelées.

Raspberry Dacquoise

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Le Meilleur de 2008

Je suis en pleins préparatifs pour le réveillon de ce soir — en réalité, je suis toujours en pyjama, mais c’est ça la vraie magie d’internet — et avant qu’on ne tourne la page de 2008 pour passer à autre chose (par exemple 2009), j’aimerais prendre un moment pour me remémorer ce que cette année a apporté de beau et de bon.

Il y a eu la sortie de la version française de mon livre de cuisine, et la publication américaine de mon guide du Paris gourmand ; il y a eu un beau voyage en Australie et un autre en Croatie ; il y a eu la naissance du plus délicieux des neveux à fossettes multiples, l’achat d’un beau vélo, et le trépas de mon pauvre four. Mais à part ça, voici mon palmarès personnel pour 2008 :

Lecture culinaire préférée : The Country Kitchen, de Della T. Lutes, un livre racontant la vie d’une famille de fermiers dans le Michigan à la fin du XIXème siècle, et dont mon ami Adam m’a trouvé une édition de 1937 à la librairie de Bonnie Slotnick, à New York.
Autres nominés : The Language of Baklava de Diana Abu-Jaber et The Book of salt de Monique Truong.

Recette de gâteau préférée : le gâteau au pavot sans farine.

Chocolat préféré : la tablette à 71% d’El Ceibo, une coopérative bolivienne.
Autres nominés : la tablette aux raisins et liqueur de cacao de Claudio Corallo, le chocolat cru de Poppy et la barre à 80% de chocolat moulu à la meule de pierre de Taza.

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Joyeuses fêtes !

Amigurumi cupcake

Je viens de commencer à apprendre le crochet, dans le seul but de fabriquer des amigurumi (ces petites créatures tricotées ou crochetées nées au Japon et qui sont en train de conquérir le monde des craftistas), et je vous présente ma toute première réalisation, censée être un cupcake (on ne se refait pas), d’après ce chouette modèle (en anglais).

J’en profite pour vous souhaiter des fêtes de fin d’année joyeuses et délicieuses. En ce qui me concerne, je compte passer le gras de mon temps libre un crochet à la main et une pelote sur les genoux, entre deux expéditions de shopping de dernière minute et une séance de pâtisserie : je me suis portée volontaire pour apporter le dessert de notre déjeuner de Noël, et quoique j’aie une petite idée de ce que je veux faire — un entremets léger garni de framboises et d’une mousse de fromage blanc –, il faut que je me documente encore un peu afin d’éviter le fiasco.

Menu for HopePermettez-moi de vous rappeler que le Menu de l’espoir, notre loterie virtuelle au profit des enfants du Lesotho, se poursuit jusqu’au 31 décembre. Consultez la liste complète des lots proposés par des blogueurs culinaires du monde entier, choisissez celui ou ceux qui vous intéressent et donnez ce que vous pouvez. Plus de détails sur comment ça marche, et une description des trois lots que je propose : des livres, des emporte-pièces en forme de sous-vêtements (eh oui !), et un lot de cabas réutilisables aux couleurs acidulées. Je vous remercie par avance pour votre générosité.

Et si vous hésitez encore sur la composition de votre menu de fêtes, voici quelques idées glanées dans les archives de Chocolate & Zucchini :

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Le Menu de l’espoir, 5ème édition

Menu for Hope

C’est aujourd’hui que débute la 5ème édition de l’opération Menu for Hope, à laquelle participent des blogueurs culinaires du monde entier : son but est de recueillir des fonds pour le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies, et plus précisément pour leur opération au Lesotho, qui permet aux élèves d’école primaire de prendre deux repas par jour à l’école. C’est pour ce même programme que nous avons récolté 91.188$ l’année dernière.

Cette collecte de fonds fonctionne à la manière d’une tombola virtuelle : chaque don de 10$ vous donne droit à un ticket de tombola qui représente une chance de gagner le lot de votre choix parmi ceux proposés par les blogueurs participants. L’opération se termine le 31 décembre, et les résultats du tirage au sort seront publiés en janvier. Les blogueurs enverront alors leurs lots aux heureux gagnants, et les fonds récoltés seront versés au Programme Alimentaire Mondial.

J’ai trois lots à vous faire gagner cette année :

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Gâteau au pavot sans farine

Mon four et moi traversons actuellement une zone de turbulence, et je crains que nous n’en sortions pas indemne.

Voyez-vous, il se comporte de façon caractérielle depuis le début de l’automne, et s’il y a une chose dont je me passerais bien, c’est d’un four lunatique : un four qui met des années à préchauffer, qui s’arrête quand ça lui chante, refuse de se remettre en marche, ou brûle ce qu’on a le malheur de mettre un peu trop dans le fond. Ah oui, et j’allais presque oublier : un four qui choisit de fonctionner comme si de rien n’était en sifflotant lorsque le réparateur vient l’examiner*. Espiègle, non ?

A en juger par la quantité de jurons et de larmes de frustration que cette situation a engendrés, cela peut paraître héroïque, ou alors complètement inconscient, de tenter de faire un gâteau pour des invités. Mais les grand-parents de Maxence venaient prendre le thé ce dimanche-là, ils fêtaient chacun leur anniversaire, et j’avais en ligne de mire le cake au pavot sans farine de Lilo — autant de bonnes raisons de braver les frasques de mon four.

Je précise tout de même que Maxence est allé acheter un assortiment de macarons, histoire de parer à toutes les éventualités.

J’ai réduit les quantités dans la recette de Lilo pour utiliser les quatre oeufs que j’avais sous la main (au lieu de cinq), et je l’ai modifiée pour y mettre moitié beurre, moitié purée d’amande, et un peu moins de sucre. J’ai aussi aromatisé le gâteau avec le zeste d’une orange (plutôt que du sucre vanillé) et omis la levure, qui ne me semblait pas indispensable (les oeufs en neige suffisent à faire gonfler le gâteau). Enfin, je l’ai fait cuire dans le moule en forme de coeur que je tiens de ma grand-mère, et comme la pointe du coeur a un peu trop bruni (la faute à qui ?), j’ai rapidement improvisé un glaçage à l’orange en guise de camouflage (qui n’a d’ailleurs pas tout à fait pris comme il aurait dû ; je n’ai pas eu le temps de laisser le gâteau refroidir complètement avant de le glacer).

Sensible peut-être à l’importance de l’occasion, mon four m’a à peu près épargné ses sautes d’humeur (il ne s’est arrêté qu’une ou deux fois pendant que le gâteau cuisait) et nous avons pu apprécier ce gâteau merveilleusement parfumé, fin et moelleux, et dont les graines de pavot vous crépitent sous la dent à chaque bouchée, comme le frizzy pazzy en son temps.

Permettez-moi ce petit conseil d’ami, surtout si vous envisagez d’apporter ce gâteau au goûter de Noël de votre bureau, ou toute autre configuration sociale délicate : une fois que vous aurez fini votre part, éclipsez-vous et allez donc rectifier votre sourire dans le miroir le plus proche. La graine de pavot aime à se nicher dans les plus petits interstices bucco-dentaires.

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