Tout a commencé l’été dernier, lorsque nous avons goûté chez des amis un certain dessert surgelé qui consistait en une mousse légère à la vanille garnie de framboises et prise en sandwich entre deux fines couches de biscuit aux amandes, croustillant et moelleux à la fois. Tout le monde a aimé et je me suis dit, tiens, je crois que je saurais faire un truc comme ça.
Voyez-vous, il y a plusieurs années, lors d’une vente Demarle organisée chez mon amie Pascale, j’ai fait l’acquisition d’une plaque en silicone à rebords et d’un cadre rectangulaire en inox, qui forment ensemble le kit idéal pour faire ce genre d’entremets.
C’était un peu rock ‘n roll de tenter ça le jour de Noël, mais j’ai une famille très indulgente.
Si vous me demandez combien de fois je me suis servie de ce kit en quatre ans et demi, c’est bien embarrassée que je serai obligée de vous répondre : exactement zéro. C’est difficile d’expliquer pourquoi — dites-moi que je ne suis pas la seule à qui ça arrive — mais j’ai toujours été persuadée que je finirais un jour par m’en servir.
Et ce jour est venu quand ma mère et moi discutions du menu du déjeuner de Noël et que j’ai proposé d’apporter le dessert : j’ai tout de suite pensé à une version maison de l’entremets aux framboises sus-cité. Dans la mesure où je n’avais jamais rien fait de tel et que mon four est une forte tête, c’était peut-être un peu rock ‘n roll de tenter ça le jour de Noël, mais j’ai une famille très indulgente, et je savais que si les choses tournaient au désastre, je n’en entendrais pas parler pendant plus de sept ou huit ans.
Après recherche et réflexion, j’ai pensé que le plus facile serait de partir sur une base de biscuit dacquoise, cette préparation classique d’oeufs en neige et de poudre de noisettes et/ou d’amandes, souvent utilisée pour les entremets. La mousse serait composée de deux tiers de fromage blanc, modérément sucré, pour un tiers de crème fouettée. Quant aux framboises, décembre oblige, elles seraient surgelées.