Tranches d’oranges confites

Drouant est un restaurant parisien centenaire avec un bel intérieur Art Déco, et des salons privés où le jury du Prix Goncourt se réunit chaque année pour délibérer.

Au-delà de l’anecdote parisiano-littéraire, Drouant sert surtout une excellente cuisine, et l’une des raisons qui nous font y retourner régulièrement, c’est le poulet-frites qui est proposé au déjeuner tous les dimanches : un poulet fermier servi avec une salade verte et des grosses frites fraîches, qui fait écho au repas dominical qui réunit des familles un peu partout en France au même moment.

Ce sont des tranches en demi-lune sur lesquelles il reste de la chair, de telle sorte que les notes amères de la peau sont rafraîchies par la pulpe souple et juteuse.

Et à la fin du repas, si on prend un café, il arrive accompagné d’une soucoupe qui contient une truffe maison par convive, et autant de tranches d’orange confites.

Les truffes, j’aime ça, mais en l’occurrence, ce sont les oranges confites que je convoite tout particulièrement : plutôt que des bâtonnets d’écorce comme on a l’habitude de les voir, celles-ci sont des tranches en demi-lune sur lesquelles il reste de la chair, de telle sorte que les notes amères de la peau sont rafraîchies par la pulpe souple et juteuse.

J’ai essayé de reproduire le même effet, et je suis très contente du résultat : ces tranches d’orange peuvent être servies avec des truffes ou des carrés de bon chocolat noir, ou bien on peut les tremper à moitié dans du chocolat, façon orangette. Ça fait aussi un chouette cadeau (à emballer entre des couches de papier sulfurisé parce que ça colle), ou on peut les utiliser en pâtisserie.

On arrive à la fin de la saison des oranges, donc si l’expérience vous tente, dépêchez-vous de mettre la main sur les derniers fruits encore juteux !

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Ficoïde glaciale

Voici l’une de mes feuilles de salade préférées, la ficoïde glaciale, Mesembryanthemum cristallinum de son doux nom latin.

Elle est issue d’une plante grasse feuillue originaire d’Afrique du Sud, qui appartient à la même famille que la tétragone dont je vous parlais il y a quelques temps et que j’aime aussi beaucoup.

Les feuilles de la ficoïde glaciale sont épaisses et charnues, avec une apparence givrée, comme si elles étaient recouvertes de gouttelettes de rosée. Selon la variété, elles peuvent être plates et grandes comme la main (voir photo ci-dessus), ou plus petites et vendues en grappes sur la tige. Les grandes feuilles, je les découpe en rubans dans la diagonale ; je laisse les petites entières, en retirant les parties de la tige qui seraient un peu coriaces.

Ficoide Glaciale

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Douze Heures à Paris

Il y a trois ans et demi, j’ai emboîté le pas à mon ami Adam et imaginé ce que je ferais si j’avais seulement douze heures à passer à Paris.

J’approuve toujours les choix que j’avais faits à l’époque, à l’exception de la gelateria Caramella, qui malheureusement n’est plus (ne me lancez pas là-dessus, sinon je pleure). Mais suite au commentaire récent d’une lectrice nommée Patricia, j’ai eu envie de revisiter la thématique et de composer une nouvelle journée parisienne idéale, en incluant des adresses qui ont ouvert entre-temps.

Mes douze heures à Paris version 2012 commenceraient en fin de matinée avec un croissant à la boulangerie de Gontran Cherrier : il fait ses viennoiseries avec un feuilletage inversé, classiquement réservé aux millefeuilles, ce qui les rend particulièrement croustillantes et délicieuses. J’achèterais aussi un demi pain au seigle et miso rouge en espérant ne pas regretter plus tard de devoir le porter toute la journée.

J’irais alors me balader une heure ou deux sur la butte Montmartre, qui recèle encore des secrets même quand on y habite depuis (gloups) neuf ans. Je grimperais les escaliers et je descendrais les rues pavées, j’irais saluer les vignes, j’essaierais de repérer les courettes les plus charmantes (et je rentrerais jeter un petit coup d’oeil si d’aventure le portail était ouvert), et je profiterais du calme et de la verdure.

Je prendrais ensuite le métro ou un Vélib’ pour aller déjeuner chez Bob’s Kitchen, le restaurant végétarien où j’ai travaillé brièvement l’année dernière. Je commanderais le veggie stew du jour, un mélange ultra satisfaisant de céréales, légumineuses, légumes rôtis et légumes crus, qui faisait mon déjeuner quotidien lorsque j’étais en cuisine. Je prendrais aussi un de leurs irrésistibles maki (garnis d’avocat, mangue et daikon) à partager.

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Omnivore World Tour à Paris

Omnivore World Tour

L’Omnivore World Tour, qu’on connaissait avant sous le nom d’Omnivore Food Festival, c’est un événement qui permet aux professionnels et amateurs d’assister à des démos de chefs représentant la jeune cuisine.

L’édition française se tient à Paris cette année (avant, c’était à Deauville*) du dimanche 11 mars au mardi 13 mars, et j’y animerai les masterclasses chocolat, des démos et discussions de pâtissiers et chocolatiers sur le thème du chocolat.

Si vous avez envie de vous joindre à nous, les tickets sont en vente sur le site. J’espère pouvoir vous croiser à cette occasion !

* Je vous en dis un peu plus sur mon expérience l’année dernière dans mon billet sur le poulet en croûte de pain.

A propos des photos pour mon prochain livre

The French Market Cookbook

Nous venons de boucler la dernière prise de vue pour mon prochain livre sur la cuisine des légumes, et comme je suis moi-même du genre à bien aimer faire un tour en coulisses, je me suis dit que j’allais vous parler un peu de comment ça se passe.

Pour mes deux premiers livres, j’ai pris toutes les photos moi-même, mais jouer les femmes-orchestre de cette façon n’a pas été l’expérience la plus zen de ma vie, donc pour ce nouveau projet, j’ai décidé de faire appel à une équipe de pros pour produire les photos.

Il me fallait donc trouver un(e) photographe et un(e) styliste pour les photos de plats, et j’avais envie de travailler avec Françoise Nicol et Virginie Michelin, parce que j’aimais beaucoup ce qu’elles avaient fait pour Nature, le livre d’Alain Ducasse. Elles étaient partantes, et mon éditrice a approuvé ce choix après avoir consulté leurs portfolios, donc nous avons pu nous mettre au travail.

Comme la saisonnalité est la pierre angulaire de mon livre, c’était important pour moi que l’on prenne les photos de chaque chapitre à la saison correspondante. Si on avait pris toutes les photos en une seule fois, comme ça se fait généralement pour des raisons pratiques, il aurait fallu travailler avec des fruits et légumes hors saison, et ça m’aurait posé un vrai problème de devoir pratiquer une démarche opposée à celle que je défends dans le livre. L’avantage, c’est aussi que ça abaisse le budget « ingrédients » puisque les produits de saison sont en général moins cher.

Seul petit contretemps : la styliste s’est blessée à la main une semaine avant la prise de vue d’automne, donc on a décidé de la reporter pour quand elle serait complètement remise, et de programmer l’automne et l’hiver à la suite. C’était possible sans compromis, puisqu’en réalité les étals d’automne ne sont pas si différents des étals d’hiver, et finalement ça a plutôt joué en notre faveur : au lieu de composer avec la faible lumière du début du mois de décembre, on a pu bénéficier des journées plus longues et plus lumineuses de la fin du mois de février.

The French Market Cookbook

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