Jeûner pour lutter contre le décalage horaire

Le trail mix germé qui a mis fin à mon jeûne aérien

Avec l’été et les vacances qui approchent (youpi !), vous avez peut-être d’excitants projets de voyages à travers plusieurs fuseaux horaires. Si c’est le cas, il vous faudra vous accommoder du décalage horaire et j’ai pour cela une chouette astuce à vous livrer ; elle me vient de mon ami Adam, qui la tenait lui-même de Jason Kottke.

Le conseil est simple : il faut jeûner 12 à 16 heures avant l’heure du petit déjeuner à destination.

L’idée, c’est que le système digestif joue un rôle important dans la perception du temps de notre corps. Ce jeûne volontaire a donc pour but d’imiter le jeûne nocturne (c’est-à-dire sans la demi-tablette de chocolat de minuit moins le quart) et ainsi d’aider notre horloge biologique à se caler sur la nouvelle heure.

Il se trouve que j’ai eu vent de cette technique juste avant de partir à San Francisco à l’automne, et comme nous nous apprêtions à faire un aller-retour de 12 heures de vol dans chaque sens avec 9 heures de décalage horaire, je n’ai pas hésité à donner sa chance au produit.

La bonne nouvelle, c’est que ça a fonctionné au-delà de mes espérances : ce voyage a eu à peu près autant d’effet sur moi qu’un voyage en métro, en dépit du fait que je n’ai pratiquement pas dormi pendant le vol, grâce au petit garçon adorable mais très éveillé qui était assis sur mes genoux.

Et c’était vraiment facile à mettre en pratique.

Dans chaque sens, de Paris à San Francisco et de San Francisco à Paris, nos vols partaient en milieu de matinée, donc j’ai pris des petits déjeuners un peu plus copieux que d’habitude, tôt le matin avant de partir pour l’aéroport.

Je n’ai ensuite plus rien mangé pendant un peu plus de 12 heures — j’ai par contre bu beaucoup, beaucoup d’eau — avant de savourer le petit dé-jeûner bigrement satisfaisant que j’avais emporté avec moi. A l’aller, un mélange de figues séchées et de pruneaux, des noisettes grillées et du chocolat à 100% de cacao ; au retour, un trail mix* germé (en photo ci-dessus) et du chocolat Taza 80% moulu à la meule de pierre. (Le croissant au fromage en plastique proposé par l’équipage ? Ah, c’est gentil, mais là en fait ça va !)

Je suis consciente que pour certains voyageurs, l’heure des repas en avion est une des rares distractions qui leur permet de ne pas mourir d’ennui, mais pour ma part je me débrouille pour décliner la nourriture servie à bord en prévoyant mon propre repas autant que possible. Donc en fait, ce jeûne aérien me simplifie la vie en m’épargnant la peine d’acheter, cuisiner, emballer et emporter plus que les petits en-cas cités ci-dessus.

Je n’avais aucune expérience du jeûne avant ce voyage, et je n’avais donc pas l’habitude de passer autant d’heures éveillée sans manger, mais j’ai eu la surprise de constater que ça me demandait en fait très peu d’effort : je ressentais des petits tiraillements de faim de temps à autre, mais ça passait rapidement en buvant de l’eau et en pensant à autre chose.

Et en réalité, l’atmosphère confinée et cette odeur un peu écoeurante qui flotte dans les avions ne mettent pas spécialement en appétit ; c’était donc plutôt un soulagement de ne pas avoir du tout à me préoccuper de nourriture dans ces circonstances.

Participez à la conversation !

Seriez-vous prêt à essayer cette astuce ? Ou avez-vous d’autres techniques pour lutter contre le décalage horaire ? Et avez-vous déjà pratiqué le jeûne volontaire, en voyage ou ailleurs ?

Remarque importante

Ce type de jeûne de courte durée est sans risque pour les adultes en bonne santé, mais il faut bien sûr en parler à votre médecin si vous êtes enceinte ou si vous avez quelque problème de santé que ce soit.

* Le trail mix est un mélange de petits fruits séchés et d’oléagineux, avec parfois quelques pépites de chocolat. C’est un snack parfait à emporter en randonnée, d’où le nom (hiking trail = sentier de randonnée).

  • Mingou Mango

    J’avais lu cet article et je l’avais conseillé à ma chef, qui depuis applique ce truc chaque fois qu’elle doit se rendre aux US. Et elle m’a confirmé que c’était effectivement très efficace.
    Quant à moi, je me le garde sous le coude pour mon prochain voyage avec gros décalage horaire.

    • Tu me diras si tu essaies ?

      • Mingou Mango

        Je n’ai pas de grand voyage prévu pour l’instant, mais oui, j’ai bien l’intention d’essayer (et je te dirai).

  • Je ne connaissais pas l’astuce ! J’ai toujours eu la chance de plutôt bien me recaler à l’arrivée ou au retour d’un voyage, mais c’est vrai que je me sens toujours un peu vaseuse le premier jour.
    J’essaierai la technique la prochaine fois (c’est vrai qu’à refuser le plateau repas de l’avion, on ne loupe pas grand chose !), mais je ne sais pas quand car pas de vacances prévues pour cette année 🙁
    En parlant de trucs à grignoter dans l’avion, je suis un blog que tu connais peut-être « My new roots », elle a fait quelques billets récents justement sur la nourriture qu’elle s’est concoctée pour un long trajet en avion, il y a de bonnes idées !

    • Merci Mélodie, je suis le blog de Sarah de loin en loin (par manque de temps mais pas d’intérêt !) et j’avais raté ce billet. S’il en intéresse d’autres, voici le lien.

  • Julie

    La lecture de ce billet m’a aussitôt fait penser (en souriant) au chapitre intitulé « Jet lag and how to feed it  » du 2ème opus de « Home cooking » écrit par Laurie Colwin (que j’adore). Elle ne préconise pas la même légèreté et le repas idéal à consommer selon elle après atterrissage est, disons, nettement plus conséquent ! ^^
    Et moi aussi je garde cette idée en tête pour plus tard.

    • J’adore Laurie Colwin (tu t’en doutes peut-être) mais je suis passée à côté de ce chapitre-là. Il faut que je le retrouve, merci !

  • annfee

    Bonjour Clotilde,

    un grand merci pour l’astuce.
    Un petit Paris Chicago (7h de decalage horaire) traite ainsi, et je n’ai pas eu de decalage. Un peu fatiguee le premier jour apres l’arrive, vers le soir (mais journee tres tres chargee), mais pas de coup de pompe toutes les 2 heures, rien d’autre qu’un reveil un peu matinal, mais pas non plus a 5h du mat comme j’en avais l’habitude !! Ca tient du miracle. Je me le refais pour le retour, et j’aurai l’occasion de le tester pour des trajets en Asie prochainement, ca promet! Quel plaisir de voyager ainsi, on en profite nettement mieux. :). Encore merci.

    • Je suis vraiment contente que ça t’ait si bien réussi ! Ça peut être plus difficile de se réadapter dans l’autre sense, donc j’espère que le retour sera tout autant un succès.

  • Aurélie Dosdane

    J’aimerais beaucoup tester cette astuce que je ne connaissais pas. Malheureusement, même si le décalage horaire n’est que de 9 ou 10h, le voyage en lui-même pour rejoindre ma destination, dure entre 24 et 30h. Je crois que je n’aurais pas la force de tenir autant en buvant simplement de l’eau. Et étant donné les restrictions des pays dans lesquels je passe, impossible d’emporter de quoi grignoter dans l’avion.
    Tant pis, mais j’essayerai quand même dès que l’occasion se présente.
    Et sinon j’aime beaucoup ton blog !
    Bonne continuation 🙂

    • Pour un voyage de cette longueur, il ne s’agit pas du tout de jeûner sur toute la durée, mais simplement 12 à 16 heures avant l’heure du petit déjeuner à destination. Tu peux donc manger avant ce délai !

      Si tu veux me donner le détail de ton voyage, je veux bien essayer de te conseiller sur la plage horaire de jeûne.

  • Elodie Mourier

    Super astuce ! Il me tarde de l’essayer, même mon retour de HK pour la France n’est pas prévu avant Avril. Je sens que ça va être une histoire pour calculer la plage horaire à laquelle manger, parce que le trajet HK France dure 23h…

    • Oui, ça demande un peu de calcul mental (ou un petit croquis sur un bout de papier) mais ça en vaut la chandelle ! Tu me diras ?

  • Caroline B

    Bonjour !
    j’ai essayé !!!!
    Trajet vers le Japon, de Paris, vol direct, décollage à 13h. Donc gros petit déjeuner à l’hôtel le matin, puis dès l’arrivée dans l’avion, bouchons d’oreilles, masque sur les yeux et je n’étais plus là pour personne (voyage sans les enfants pour cette fois…). Du coup mon homme a mangé mon plateau repas en plus du sien et regardé 2 films au lieu de dormir. J’ai pris le petit déjeuner proposé par la compagnie à l’heure japonaise le matin heure locale, soit 16h plus tard.
    Résultat : sur la première journée (atterrissage à Osaka le matin) j’ai été dans une forme étonnante alors que mon mari pas du tout ! Couchée à l’heure locale le soir, super contente, en me disant que c’était une bonne chose de réglée. Mais en fait… passée cette première journée, le décalage est aussi fort que sans jeûner, aucune différence par rapport à d’autres voyages, ni par rapport à mon homme.
    En conclusion : pas difficile du tout à mettre en pratique si on voyage sans enfant, très agréable pour la première journée, aucun changement pour la suite….

  • Madame Ganache

    Départ pour Chicago vendredi matin, je vais mettre ça en application! Il faut juste que je me dégote de bonnes choses à grignoter pour casser le jeûne.

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