Je me suis récemment donné pour mission d’alléger ma collection de livres de cuisine, et j’avoue que c’est très satisfaisant.
Ce n’est pas un processus rapide, mais il est assez simple : chaque week-end je choisis un livre, deux tout au plus, que je passe au peigne fin, en étudiant chaque page et en marquant les recettes qui me font envie. Pour certains livres, c’est un travail que j’ai déjà fait des mois et ou des années plus tôt, au moment où j’en ai fait l’acquisition, mais je me suis aperçue avec surprise que la plupart des recettes que j’avais sélectionnées alors ne m’intéressaient plus aujourd’hui.
Le plus souvent, il s’agit d’un type de préparation pour lequel j’ai entre temps trouvé Ma Recette avec un « m » et un « r » majuscules (par exemple, mon granola ou mon bouillon de poulet), et c’est très agréable de pouvoir se reposer sur cet acquis avec sérénité sans se sentir obligé d’essayer toutes les versions de la planète. Ou alors, ce sont simplement des recettes qui n’excitent plus la cuisinière que je suis devenue — et j’ai parfois bien du mal à me rappeler ce qui avait bien pu attirer mon oeil.
Une fois que j’ai marqué les recettes qui me tentent, je vois s’il y en a suffisamment pour justifier de garder le livre entier, ou s’il suffit que je scanne les pages correspondantes avant de passer le livre à quelqu’un d’autre. Bien sûr, dans ma décision, je prends aussi en compte la valeur du livre hors recettes : peut-il me servir d’ouvrage de référence dans ma cuisine et dans mon travail, est-il particulièrement bien écrit, y suis-je attachée pour d’autres raisons plus sentimentales ? Et si je décide que le livre mérite sa place dans ma bibliothèque, je liste sur une petite fiche les recettes sélectionnées et le numéro de page correspondant, que je glisse dans le livre pour m’y référer plus tard.
Choosing Raw est un des livres que j’ai ainsi choisi de garder, sans hésitation : il s’agit du premier livre de cuisine de Gena Hamshaw, auteur de The Full Helping, et elle y livre son approche d’une alimentation vegan et (en partie) crudivore. J’admire beaucoup ce qu’écrit Gena sur son blog — ses billets sont à la fois réfléchis, informatifs et inspirants — et son livre est de la même qualité.
Parmi les recettes que j’ai sélectionnées avec enthousiasme, il y a celle des cheesy kale chips — des chips de kale « fromagées » (il ne s’agit évidemment pas de vrai fromage, le livre étant végétalien).
J’ai déjà fait des chips de kale en les assaisonnant d’huile d’olive et de sel, et en les passant au four jusqu’à ce qu’elles soient croustillantes, ce qui est à la fois simplissime et délicieux. Mais là, c’était ma chance de reproduire les chips plus élaborées et plus gourmandes à base de « fromage » de cajou, que j’ai pu acheter au détour de mes voyages aux Etats-Unis ou en Angleterre, où c’est un best-seller des magasins bio.
Et la recette s’est avérée des plus faciles et des plus gratifiantes : il suffit de couper les feuilles de kale en morceaux — on fait ça comme ça vient, en déchirant avec les doigts –, de les mélanger à une sauce rapidement mixée au robot, et de laisser le four (ou le déshydrateur si on en a un, ce qui n’est pas mon cas) faire le reste du boulot. Bientôt le kale et la sauce perdent toute leur humidité, et on obtient des bouchées croustillantes, avec un enrobage généreux et ultra savoureux.
Participez à la conversation !
Avez-vous déjà eu affaire au kale dans votre cuisine, et qu’en avez-vous fait ? Comment gérez-vous (ou tentez-vous de gérer) votre collection de livres de cuisine ?
PS : Des Rouleaux de nori, avocat et concombre également inspirés par Gena et 50 Idées pour utiliser le kale.