Archives mars 2026

Tourte de Pâques aux épinards et chèvre

Tourte de Pâques aux épinards et chèvre

Parmi les plats français traditionnels servis à Pâques, il y a la tourte pascale et le pâté de Pâques, dont la belle pâte dorée cache une garniture dans laquelle se blottissent des œufs entiers. À l’origine, le but était d’utiliser le surplus d’œufs que les poules avaient pondu pendant le Carême, la période de six semaines qui précède Pâques et au cours de laquelle les Chrétiens s’abstiennent de consommer certains aliments, et notamment ceux d’origine animale.

J’adore les tourtes de Pâques : la préparation est simple mais créative, et ça fait son petit effet sur une table. La garniture de ces tourtes est souvent un mélange de viandes hachées et assaisonnées comme pour une terrine, par exemple un mélange de veau et de porc. Sans surprise, je les aime encore plus quand elles sont garnies de légumes, et en particulier avec de la verdure de printemps. Pour cette recette, j’ai préparé ma tourte pascale avec des épinards, mais si vous avez des feuilles de betteraves, du vert de blette, du kale, avec peut-être un peu d’oseille fraîche… tout ça fonctionnera à merveille.

Certaines recettes de tourte de Pâques utilisent des œufs durs dans la garniture*, mais ça fait des œufs qui sont quand même très cuits au final, donc je préfère former des petits “nids” dans la garniture et y casser des œufs frais. Avec du chèvre frais — autre délice de printemps — mélangé aux épinards, le résultat est une tourte merveilleusement moelleuse et parfumée, simple et élégante tout à la fois dans son apparence et ses saveurs.

Tourte de Pâques aux épinards et chèvre

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Sablés de Pâques à la confiture

Sablés de Pâques à la confiture

Comme la plupart des petits Français sans doute, la boulangerie a joué un rôle primordial dans mon éveil à la gourmandise.

La boulangerie du coin de la rue était cet endroit mythique où on achetait son goûter après l’école, où on pouvait observer les adultes de très près dans la file d’attente pour la baguette du samedi midi, et où on allait chercher pour quelques centimes de bonbons à rapporter en douce dans sa chambre pour les partager avec sa sœur.

À l’heure du goûter, j’avais mes phases. J’ai eu une longue période pain au lait avec une barre de chocolat Milka, soigneusement dépiautée de son emballage (papier et aluminium à l’époque) puis enfoncée bien droite dans le petit pain. Je n’ai jamais aimé les pains aux raisins (beurk les raisins secs), mais les croissants aux amandes, ça me connaissait.

Sablés de Pâques à la confiture

J’aimais aussi passionnément les lunettes à la confiture, ces grands sablés ovales avec des bords festonnés, et deux hublots pour dévoiler la couche de confiture qui les assemble deux par deux (voir cette vidéo).

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Mes Recettes de Pâques

Recettes de Pâques

Pâques approche à (très) grands pas et, comme je l’avais fait en décembre dernier avec ma sélection de meilleures recettes pour les fêtes, j’ai pensé qu’un billet pascal du même acabit pourrait vous être utile.

Si vous fêtez Pâques, vous suivez probablement déjà vos propres traditions, mais juste au cas où vous ayez envie d’essayer des idées nouvelles, voici mes recommandations pour un délicieux déjeuner de Pâques (plus ou moins) traditionnel.

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Pot-au-feu de printemps

Pot-au-feu de printemps

On ne peut pas dire que notre printemps soit exemplaire, au vu des températures glaciales et des jours de pluie dont il nous gratifie. Et dans un pays qui adore (qui a-dore !) se plaindre du temps, on atteint des records de jérémiades.

En général, j’évite soigneusement ce genre de discussions — quoi de moins constructif que de s’apesantir sur un sujet auquel personne ne peut rien ? — ou alors je dis oui oui en pensant à autre chose si vraiment il faut que je participe. Mais là, même moi je suis bien obligée de reconnaître que ce mois de mai ressemble à s’y méprendre à un mois de novembre.

Ce qui est chouette avec le pot-au-feu, c’est qu’on peut le proposer en deux services : d’abord le bouillon, avec des herbes fraîches et du pain frais, puis la viande et les légumes, avec encore un peu de bouillon, de la moutarde forte et des petits cornichons.

Et pour essayer d’harmoniser le temps qu’il fait avec le temps qu’il devrait faire, j’ai décidé de faire un pot-au-feu de printemps. Il allierait le réconfort du grand classique hivernal avec la fraîcheur des premiers légumes nouveaux, ceux-là même qui ont courageusement réussi à pousser en dépit des conditions météorologiques déplorables : petites carottes, mini-fenouils, petits pois et pommes de terre nouvelles.

Pour un pot-au-feu vraiment réussi, il faut faire cuire la viande loooooongtemps — quatre heures, c’est juste bien — et il faut le préparer la veille : ça laisse aux saveurs le temps de se développer, et donne l’opportunité de dégraisser le bouillon, ce qui donne un plat plus digeste et plus fin.

Dans le pot-au-feu classique, on met le plus souvent des poireaux, des carottes, des navets, du céleri-rave, des pommes de terre, et parfois du chou, et on les ajoute à la viande en train de cuire jusqu’à ce qu’ils deviennent très tendres. Dans ma version, comme les légumes que je voulais utiliser allaient cuire vite, j’ai commencé par faire cuire la viande avec les parures de légumes que je garde au congélateur — verts de poireaux et autres tiges de fenouil — afin de produire un bouillon savoureux dans lequel cuire mes petits légumes de printemps à la dernière minute.

Une des plus chouettes particularités du pot-au-feu, c’est qu’on peut le proposer en deux services : d’abord le bouillon, avec des herbes fraîches et du pain frais, puis la viande et les légumes, avec encore un peu de bouillon, de la moutarde forte et des petits cornichons*.

En principe, le pot-au-feu est plutôt un plat que je ferais pour des invités, mais cette fois-ci j’ai décidé de le préparer juste pour nous, avec de la bonne viande fermière achetée via Ruche qui dit oui!. On en a tiré trois divins dîners pendant une semaine particulièrement chargée, où nous étions bien contents d’avoir nos repas du soir prêts en un clin d’oeil. (Et je précise pour ceux d’entre vous qui auraient de jeunes enfants à nourrir que mon fils d’un an a a-do-ré. Nous l’avions rarement vu manger avec autant d’enthousiasme.)

* On peut même insérer un service supplémentaire en cuisant des os à moelle (un tronçon par personne) dans le bouillon pendant 30 minutes, et en les servant avec du pain grillé, après le bouillon et avant la viande, saupoudrés de fleur de sel et de poivre du moulin. On peut aussi cuire les os à moelle 25 à 30 minutes au four à 200°C.

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