Carrot cake aux noix de pécan

Carrot Cake

Je garderai une place spéciale dans mon coeur de pâtissière pour le premier gâteau que j’ai préparé post-bébé, et c’est sans doute un bon présage qu’il ait été exceptionnellement réussi, tellement réussi que je l’ai refait deux fois depuis.

Notre fils (c’est encore un peu surréaliste d’écrire ces mots) a maintenant six semaines, il pousse comme un roseau, et après des premières semaines un peu chaotiques — on m’avait prévenue, mais il faut les vivre pour comprendre vraiment — notre petite famille trouve son rythme et nous sommes chaque jour un peu plus sous le charme.

Nos familles et amis nous ont rendu visite pour rencontrer Milan, et c’est à l’une de ces occasions que, me sentant pleine d’énergie après une nuit pendant laquelle le petit ne nous a réveillés que toutes les trois heures — on revoit très vite à la baisse ses exigences en matière de sommeil — j’ai décidé de faire un gâteau pour nos invités.

La recette est tirée (et un peu adaptée*) du nouveau livre de Julie Andrieu, qui réunit des recettes de desserts avec des légumes dedans.

Son carrot cake n’est pas la recette la plus originale de la sélection, mais c’est celle qui a retenu mon attention : d’abord parce que je dois éviter les produits laitiers pendant que j’allaite, et ce gâteau est à l’huile plutôt qu’au beurre ; ensuite parce que la méthode est toute simple et que j’avais tous les ingrédients sous la main sauf les carottes ; enfin parce que j’adore le carrot cake mais que je n’avais pas encore trouvé la recette à adopter.

La veille, j’ai mesuré les ingrédients et râpé les carottes (en fait je triche, je les passe au mixeur, ça va plus vite et ça marche tout aussi bien), et le jour même j’ai préparé la pâte et enfourné le gâteau, tout ça avec le bébé dormant contre moi en écharpe — un cadeau du ciel si vous aimez faire des trucs avec vos deux mains de temps en temps.

Et le résultat était absolument délicieux : moelleux, parfumé et légèrement croustillant grâce à la semoule de maïs, avec une fine croûte et le croquant satisfaisant des noix de pécan ponctuant chaque bouchée. Nous l’avons mangé avec un enthousiasme comparable à celui avec lequel nous avons débattu de qui le bébé tient ses yeux, son nez et sa bouche (le consensus semble être, respectivement : de moi, de Maxence, et on ne sait pas encore).

* Voici ce que j’ai modifié par rapport à la version de Julie Andrieu : j’ai diminué un peu la quantité de sucre et d’épices (je préfère les carrot cakes subtilement épicés) ; j’ai doublé la quantité de semoule de maïs et ajouté du sel ; j’ai omis les écorces d’orange confites ; j’ai utilisé des noix de pécan à la place des noix ; j’ai changé l’ordre dans lequel on mélange les ingrédients pour suivre la règle simple ingrédients humides / ingrédients secs.

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Petite brioche fraîchement sortie du four

Maxence et moi avons le bonheur de vous annoncer que nous venons d’avoir un petit garçon nommé Milan, né à Paris il y a une semaine.

Tout s’est bien passé, nous nous portons à merveille, et pour le moment Milan est un bébé facile à vivre, qui dort bien, mange bien, et que nous trouvons absolument adorable, évidemment.

Pour autant, les choses vont sans doute être un peu plus calmes par ici pendant quelque temps, histoire qu’on se repose un peu, qu’on s’ajuste à ce nouveau chapitre de nos vies, et que j’apprenne à taper au clavier d’une seule main.

En attendant, prenez soin de vous, savourez le printemps, et à bientôt !

Patte de loup

Patte de loup

Patte de loup, c’est le nom d’une variété ancienne de pomme que l’on trouve principalement dans le nord-ouest de la France, et qui apparaît dans la littérature horticole dès le Moyen Âge.

Petite et difforme, avec une peau brun-jaune rugueuse qui craque et cicatrise souvent comme si un loup l’avait griffée, c’est typiquement le genre de pomme qui n’avait aucune chance de se faire une place parmi les spécimens astiqués et parfaitement calibrés que le consommateur moderne semble favoriser.

Et pourtant, à mon sens, la patte de loup n’est pas loin d’atteindre la perfection pommière : sucrée et acidulée, avec une chair ferme, juteuse, et pas trop croquante, elle est aussi bonne dégustée au couteau qu’enrolée dans une tarte tatin ou un gâteau aux pommes.

Patte de loup

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Scone Tops

On avait des amis à la maison pour le brunch samedi, et j’avais décidé de faire des scones.

Ça faisait trois ans, presque jour pour jour, que j’avais sous le coude une recette que mon amie Chika m’avait donnée, et qu’elle avait tirée du livre (aujourd’hui épuisé) d’Anton Edelman, Taking Tea at the Savoy. Elle m’avait indiqué que c’était la recette de scone à laquelle elle était fidèle, et j’avais envie de l’essayer, histoire de changer un peu de mes yogurt scones habituels.

La pâte était facile et rapide à préparer — détail appréciable quand on prépare un brunch — et je l’ai étalée, selon les instructions, sur une épaisseur de 1,5 cm. Si j’avais été mieux réveillée, je me serais probablement rendu compte que c’était un peu fin, et qu’il y avait peu de chances que ces scones lèvent comme on s’y attendrait de la part d’un scone.

En Amérique du Nord, on fait des muffin tops (« dessus de muffin ») avec un moule spécial qui permet de n’avoir que la partie bombée et croustillante du muffin.

Mais je les ai enfournés sans me poser trop de questions, après les avoir saupoudrés d’un peu de sel et de sucre, et effectivement, même si l’odeur était divine et le temps de cuisson impeccable, mes scones n’avaient pas vraiment une tête de scone.

Je les ai servis quand même évidemment, avec des fraises de Carpentras (équeutées. coupées en deux, et macérées avec un tout petit peu de sucre pendant une heure ou deux pour qu’elles rendent du jus et confisent légèrement) et de la crème crue de la fromagerie.

Et mes scones-qui-n’en-avaient-pas-l’air étaient délicieux, fondants, légers et pas trop sucrés, mais j’ai soigneusement évité de les présenter sous quelque nom que ce soit, pour ne pas attirer l’attention sur le fait que bon, ce n’était pas tout à fait le format que j’avais en tête à l’origine.

Ce n’est que quelques heures plus tard, après une bonne sieste, que j’ai eu la révélation suivante : en Amérique du Nord, on fait des muffin tops* (« dessus de muffin ») avec un moule spécial qui permet de n’avoir que la partie bombée et croustillante du muffin. Eh bien, de la même façon j’avais simplement fait des scone tops, qui présentaient en plus l’avantage certain de pouvoir être réchauffés au grille-pain, sans qu’il soit nécessaire de les couper en deux et donc sans miettes qui carbonisent au fond.

D’un coup, je me sentais beaucoup mieux.

Je vous laisse donc décider de l’épaisseur sur laquelle vous étalerez la pâte — je vous ai donné deux suggestions ci-dessous — mais d’une façon ou d’une autre, j’espère que vous donnerez sa chance à cette recette, qui est aussi simple que bonne.

Et vous, pour les scones, vous avez une recette que vous faites les yeux fermés ? Et vous êtes-vous déjà trouvé dans cette même situation où un plat ne paraît pas réussi tant que vous ne lui avez pas trouvé juste le nom qui lui va bien ?

* L’expression « muffin top » est aussi utilisée pour désigner le petit bourrelet qui se forme à la taille quand on porte un jean un peu trop serré. Poétique, non ?

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Ingrédients américains et équivalences transatlantiques

Ingrédients américains

J’ai reçu il y a peu un message d’une lectrice nommée Yolene, qui me suggérait d’écrire un billet qui ferait la lumière sur certains ingrédients américains un peu mystérieux, et faciliterait ainsi la tâche des français qui veulent utiliser des recettes d’outre-Atlantique.

J’ai trouvé l’idée excellente — je suis toujours preneuse d’idées excellentes, n’hésitez pas ! — et voici donc quelques éléments de réponse. Si vous pensez à d’autres ingrédients américains non mentionnés ici, n’hésitez pas à me les suggérer en commentaire !

Remarque préliminaire : même si c’est (enfin) en train de changer (lentement mais sûrement), les Américains mesurent majoritairement leurs ingrédients en volume, avec des cups ou tasses (1 cup = 240 ml) et des spoons ou cuillères (1 tablespoon = 15 ml, 1 teaspoon = 5ml).

Historiquement, à l’époque où il n’y avait aucune chance que la ménagère dans son ranch dispose d’une balance précise, c’était un système acceptable. Néanmoins, il introduit un biais énorme pour les très nombreux ingrédients qui n’occupent pas le même volume selon qu’on les tasse un peu, beaucoup, ou pas du tout, et selon l’humidité ambiante, l’âge du capitaine, etc. Et maintenant que les balances digitales sont devenues plus abordables (surtout aux Etats-Unis, où l’électroménager premier prix est incroyablement bon marché), on ne peut que recommander leur usage.

Et effectivement, de plus en plus de livres, magazines, et sites américains donnent maintenant leurs listes d’ingrédients à la fois en volume et en poids. Mis à part les recettes de chefs, à qui il n’a pas échappé que le système métrique, il n’y a que ça de vrai, les poids sont souvent exprimés en livres (pounds/lb) et en onces (ounces/oz), que vous convertirez sans mal avec le site ou widget de votre choix, même si c’est un peu fastidieux.

Pour les recettes qui seraient exprimées en volume uniquement, je vous renvoie à ma liste de conversions constituée au fil des années.

Les ingrédients américains décodés !

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