Il y a tout juste un an aujourd’hui, ma soeur a mis au monde un petit garçon ; le lendemain matin, Maxence et moi prenions le train pour aller les voir à l’hôpital. Je n’avais jamais tenu dans mes bras un nouveau-né si fraîchement éclos, et pendant les semaines qui ont suivi, la moindre scène vaguement émouvante dans un livre, un film, ou même dans la rue, me faisait fondre en larmes illico. J’étais la tante de quelqu’un, et pas juste une parmi d’autres : la seule et unique tante de ce bébé-là.
Cette situation privilégiée s’accompagne d’une grande responsabilité. J’ai évidemment l’intention d’être la tante super chouette, pas celle qui pique et qui sent bizarre, et ma stratégie va consister, entre autres, à proposer mes services en matière de confection de gâteau d’anniversaire. Et lorsque nous avons fêté le premier anniversaire de mon neveu avec un peu d’avance — il faut faire preuve de souplesse sur les dates quand on n’habite pas dans la même capitale — voilà le gâteau que je lui ai fait.
Le gâteau était moelleux, modérément sucré et délicatement parfumé — exactement ce que j’espérais.
Il est encore un peu petit pour apprécier les gâteaux en forme de train ou de fusée de Tintin (mon père serait par contre un bon client pour ce dernier), donc j’ai préféré faire quelque chose de plus simple, adapté aux papilles d’un bébé.
J’ai suivi la recommandation de Maxence qui, de façon assez caractéristique, faisait campagne pour un gâteau au yaourt, gâteau pour enfant s’il en est. J’ai utilisé ma recette de base à deux modifications près : je l’ai sucré au sucre d’érable, dont j’ai récemment reçu un échantillon, et je l’ai couronné de fines lamelles de pomme. Le résultat était moelleux, modérément sucré et délicatement parfumé — exactement ce que j’espérais.
Alors, qu’en a pensé le héros du jour ? Eh bien le héros du jour a choisi de s’endormir peu avant le dessert. Et comme les parents d’un enfant en bas âge rechignent généralement à le réveiller de sa sieste juste pour qu’il goûte un gâteau, les adultes l’ont entamé en son honneur. Ma soeur lui en a quand même donné une lichette un peu plus tard ce jour-là, et elle rapporte que ça lui a beaucoup plu, tout comme les cadeaux que nous avions choisi pour lui : un petit xylophone et un mille-pattes qui fait pouic.
Joyeux anniversaire Paul !